Tout sur Jamel

Jamel_Debbouze

Avant de monter sur la scène du Casino de Paris à partir du 1er février et de faire les tournées des Zénith de France, Jamel Debbouze est passé à Nevers le samedi 15 janvier. Avec Tout sur Jamel. Un spectacle qu’il a étrenné en partie il y a un an, lors de cinq représentations de Jamel improvise, mais pas tout seul, à la Maison de la culture de Nevers et de la Nièvre. Un échauffement qui préfigurait ce grand retour sur une scène qu’il n’a plus foulée depuis 2003, avec 100 % Debbouze. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est en forme. Et comme promis, on en sait plus sur lui quand il quitte la salle, sur New York d’Alicia Keys et Jay-Z. Petite revue de détails.

IMPROVISATION. « J’ai pris perpet’ ce jour là ! ». Ce jour dont Jamel parle, c’est celui où il a goûté à l’improvisation. Il était élève de 6eme 9, au collège Gustave Courbet de Trappes. Pour attirer l’attention d’Isabelle Truhon, « la plus belle Asiatique du collège », il va trop loin. Et se fait virer du cours. Il se retrouve à errer dans les couloirs. Et tombe sur les 6eme 1, « que des blonds aux yeux bleus », qui font du théâtre. Ce qui attire le petit Jamel, c’est surtout le cake sur la table. « Ils en mangeaient après chaque exercice ». Il interpelle le prof. Celui–ci l’invite à faire une vache. Jamel mâche et mâche encore. Et c’est comme ça qu’il se retrouve avec un morceau de gâteau et une invitation à revenir la semaine suivante…

FAMILLE. En annonçant qu’il raconte Tout sur Jamel, le comédien n’épargne personne. A commencer par ses proches. Il parle de son père, interloqué quand il lui parle de sa passion : « Comédien ? C’est pour les homos ou les pédés ! ». Jamel assure qu’« il a changé d’avis quand je lui ai offert sa première voiture ». Il ne rate pas sa mère non plus. Elle qui tient la caisse du Jamel Comedy club. Une « association lucrative sans but », si ce n’est celui d’engraisser la famille. Il évoque aussi son épouse, Mélissa Theuriau, rencontrée sur le tournage d’Astérix. La naissance de son fils Léon, que ses parents appellent Ali (« Mais vous allez l’appeler comme ça tous les jours ? », lui avait demandé sa mère…). Une naissance dont il conserve un souvenir bien singulier. « J’avais demandé un fils, pas un clafoutis », s’exclame Jamel en découvrant le bébé. « J’espère que tu as gardé le ticket de caisse », renchérit son frère Karim… Conclusion sur le sujet : « Un enfant qui a un enfant, ça s’annule… ».

RELIGION. De Trappes, il a conservé un ami, Nicolas Anelka. Et Jamel est formel : « Va te faire enculer, fils de pute ! Il le disait déjà quand il était petit . ». Domenech n’a donc pas en s’en formaliser. Mais parler d’Anelka, c’est aussi parler religion. Ce dernier a énervé une seule fois son père. Quand il lui a annoncé sa conversion à l’Islam. Jamel évoque aussi les « anciennes racailles qui cherchaient la rédemption » en faisant du prosélytisme auprès des gamins du quartier. « Notre religion à nous, c’était le football. Et notre dieu, Maradona. ». Jamel referme le sujet sur un point de vue : « La religion, ça doit rester personnel ».

POLITIQUE. Sur les partis, ses positions sont tranchées. L’UMP ? « Je peux pas pour raison de santé ». Le centre ? « C’est comme si dans un match PSG-OM, tu es pour l’arbitre… ». Le Verts ? « J’aime bien, mais ils n’ont rien inventé. C’est ma mère qui a inventé le développement durable : un bain pour neuf, à douze dans une Renault 12, etc. ». Le PS ? « J’aimerais bien ? Encore faudrait-il qu’ils se souviennent où est leur gauche ». Par contre, il est peu prolixe sur Nicolas Sarkozy. Il n’a rien pu écrire. La faute à son stylo « qui n’a pas voulu ». Par contre, il a une thèse sur qui alimente les rumeurs sur l’Elysée. « C’est sa femme !», assure-t-il, avant d’entonner : « C’est quelqu’un qui m’a dit… ».

Philippe Dépalle

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